Plonger dans la recherche en 180 secondes : retour sur la demi-finale alsacienne de Ma thèse en 180 secondes

Une compétition scientifique originale

Le 3 mars 2026, des élèves du lycée Marie Curie (des 1ères spécialité physique-chimie et la classe de 2nde « Marie Curie ») ont assisté à la demi-finale alsacienne du
concours « Ma thèse en 180 secondes ». Cet événement scientifique propose à des doctorants de
présenter leur sujet de recherche en trois minutes seulement, de manière claire et accessible à un large
public.
Cette initiative nationale est portée par le CNRS et par France Universités. En Alsace,
l’événement est coordonné par le Jardin des sciences de l’Université de Strasbourg et la délégation
Alsace du CNRS, en association avec l’Université de Haute-Alsace.
Cette demi-finale permet de sélectionner une dizaine de doctorantes et doctorants issus des
universités de Strasbourg et de Haute-Alsace, qui poursuivent ensuite l’aventure lors de la finale
alsacienne.

Une découverte du monde de la recherche

Pour les élèves du lycée Marie Curie présents lors de cet événement, cette rencontre a été
particulièrement enrichissante. Elle nous a permis de découvrir le monde de la recherche scientifique
et de mieux comprendre ce qu’est une thèse de doctorat.
Les participants étaient tous des doctorants, c’est-à-dire des étudiants qui consacrent plusieurs
années à un travail de recherche approfondi. Le défi du concours consiste à résumer plusieurs années
de recherche en seulement 180 secondes, tout en restant clair et compréhensible pour un public non
spécialiste.
Ce format permet de rendre la science plus accessible et de montrer la diversité des domaines
scientifiques, allant des sciences de la vie aux sciences humaines.

Trois recherches particulièrement marquantes

Parmi les candidats, certains sujets ont particulièrement retenu l’attention.
Charlène Dupré – La bio-impression et la médecine du futur :
Charlène Dupré réalise sa thèse au Laboratoire biomatériaux et bio-ingénierie (Inserm). Ses
recherches portent sur la conception de microparticules cellularisées à dégradation active pour la bio-
impression 3D ; L’objectif est de développer des matériaux capables d’intégrer des cellules vivantes et
de se dégrader progressivement afin de favoriser la reconstruction de tissus biologiques.
David Schmitt – Le lien entre Alzheimer et le diabète :
David Schmitt travaille dans le domaine des sciences de la vie et de la santé et s’intéresse au lien
entre la Maladie d’Alzheimer et le Diabète ; Ses recherches cherchent à comprendre si ces deux
maladies partagent des mécanismes biologiques communs, notamment liés au métabolisme et au fonctionnement des cellules nerveuses. Mieux comprendre ces interactions pourrait ouvrir de
nouvelles pistes pour prévenir ou traiter certaines maladies neurodégénératives.
Delphine Burgun – Améliorer le climat scolaire :
La thèse de Delphine Burgun s’inscrit dans le domaine des sciences de l’éducation. Elle étudie le
soutien au comportement positif pour améliorer le climat scolaire ; Ses travaux visent à comprendre
comment certaines méthodes éducatives peuvent encourager des comportements positifs chez les
élèves et contribuer à créer un environnement scolaire plus serein, bénéfique pour les élèves comme
pour les enseignants.

D’autres doctorants et une grande diversité de sujets

Plusieurs autres candidats ont également participé à cette demi-finale et ont présenté leurs
recherches dans différents domaines scientifiques. Parmi eux, Enora Langlois, qui travaille sur les liens
entre douleur chronique et troubles de l’humeur à l’Institut des neurosciences cellulaires et
intégratives. D’autres participants, comme Marwan Chammoumi, Léa Moyon ou Marine Devaux, ont
présenté des sujets en physique, chimie ou biologie, illustrant la diversité des recherches menées à
l’université.
À la fin des présentations, un moment d’échange entre les lycéens et les doctorants a
également eu lieu. Les élèves ont pu poser des questions sur leurs recherches, mais aussi sur leur
parcours et leur expérience en doctorat.

Une rencontre inspirante :

Assister à la demi-finale de Ma thèse en 180 secondes a été une expérience très enrichissante
pour les élèves du lycée Marie Curie. Cet événement nous a permis de mieux comprendre le travail des
chercheurs et le processus de la recherche scientifique.
Grâce à son format court et dynamique, ce concours montre qu’il est possible de rendre la science
accessible à tous, tout en suscitant la curiosité des lycéens pour le monde universitaire et la recherche.

Par HAMID Hasib
1G3, Lycée Marie Curie
Strasbourg, le 07/03/2026